11 novembre 2009
Les Lumières de l'Aurore
Eddie allait-il encore être torse-nu alors que l’histoire se déroule dans le grand froid ? Peut-être était-ce l’ultime question qu’on pouvait se posait pour ce téléfilm… :D
LES LUMIERES DE L’AURORE (Northern Lights)
Scénario : Janet Brownel d'après le roman de Nora Roberts
Réalisation : Mike Rob
Avec : Eddie Cibrian (Danny) ; LeAnn Rimes (Meg) ; Greg Lawson (Ed) ; Rosanna Arquette (Charlene) ; Jayne Eastwood (Maire Hopp) ; William McDonald (Grubber) ; Christiane Hirt (Carrie)...
Cote d’amour : ![]()
Résumé :
Danny Burns est un nouveau venu dans la petite ville montagneuse de Lunacy.
S’il est chaleureusement accueilli par sa maire, on ne peut pas forcément en
dire autant des quelques autres habitants, puisque certains voulaient ce poste
et d’autres ne voient pas d’un bon œil l’arrivé d’un étranger dans leur
village. Le regard du nouveau shérif croise assez vite celui de Meg ainsi que
de Charlene qui en ferait bien son quatre-heure. Mais pas vraiment le temps de
s’ennuyer puisque la petite bourgade tranquille va être dérangée par la
découverte inopinée d’un cadavre. Celui du père de Meg que tout le monde
croyait parti de son plein gré depuis une quinzaine d’années. La recherche de
la vérité ne fait que commencer. Et le meurtrier semble bien décider à éliminer
ceux qui s’en approche de trop près… Danny réussira-t-il à élucider le
mystère ?
Avis : Les Lumières de l’Aurore est le premier
d’une série de quatre téléfilms commandés par la chaîne Lifetime, adaptés des
romans de Nora Roberts et diffusés à une semaine d’intervalle aux USA. On
pourra d’ailleurs noter que ce téléfilm a donné à la chaîne sa meilleure
audience en début d’année, peut-être aidé par le buzz médiatique (sur lequel on
ne reviendra pas, parce que c’est pas vraiment ce qui nous intéresse) entourant
les deux stars, Eddie Cibrian et LeAnn Rimes. C’est donc TF1 qui s’est chargé
assez vite de la diffusion de celui-ci (huit mois après sa diffusion
américaine), dans sa case téléfilm de l’après-midi. En regardant Les Lumières de l’Aurore, on voit très
bien pour quel public le téléfilm a été ciblé et les affiches (plutôt jolies au
demeurant) qui fleuraient bon les romans à l’eau de rose ne mentaient pas non
plus sur le contenu. Du coup, pas de déception de ce côté-là, on a un joli
produit qui répond aux attentes : mystère et romance. Il est certain qu’en
fait, comme pour la plupart des téléfilms, les acteurs font pour beaucoup dans
l’intérêt qu’on va porter à tel ou tel pitch plutôt convenu. En l’occurrence,
pas besoin de faire un dessin pour savoir chez qui réside l’intérêt de voir Les Lumières de l’Aurore (et non, ce
n’est ni LeAnn ni Rosanna Arquette !).
Vous l’avez bien deviné, il s’agit d’Eddie Cibrian… Le
Jimmy Doherty de New York 911, le
Jesse des Experts Miami. Et
décidément, le bel étalon continue donc de nous faire fantasmer dans tous les
uniformes possibles (même si on a pas vraiment eu le loisir de le voir en
quarter back) en portant cette fois-ci celui (enfin, ceux devrais-je dire,
puisqu’il y a plusieurs variations, avec ou sans pull par exemple) de la
police. Qui lui va fort bien, on n’en doutait pas une seconde. Malgré les
tonnes de couches qu’il peut avoir (oui, parce qu’à Lunacy, il fait plutôt
frisquet), il est toujours aussi appétissant. Et en plus, il est clairement le
héros, c’est lui qui a le droit au plus long temps d’antenne. Donc on en
profite bien. Enfin coup de chance, l’histoire, si elle s’avère convenue, se
laisse bien suivre. Pas trop de temps mort dans l’évolution, pas trop
d’étirement artificiel et une mise en place pas trop longue. Avec un petit
soupçon d’humour dans les dialogues (ou dans certaines situations) et des
personnages assez sympas à suivre dans l’ensemble. Alors après, c’est sûr qu’on
verse dans les clichés (le flic qui vient dans un coin paumé pour oublier un
truc qu’il ne veut pas dévoiler, la romance entre lui et la belle étrangère
dont le père est « parti », les meurtres qui se produisent et un coin
isolé) mais jamais au point de vraiment donner envie de vomir, ce qui est déjà
pas mal. Et puis bon, moi, vous me mettez quelques jolies scènes romantiques et
je dois dire que mon cœur de midinette arrive à être satisfait. Et à ce jeu-là,
le téléfilm s’en tire fort bien.
Conclusion : Les Lumières de l’Aurore tient ses promesses. Un Eddie qui est fort présent, une histoire qui se laisse suivre sans désintérêt, de la romance pas trop trop cucul et du suspense (oui, bon, on arrive à deviner sans trop de mal qui est le meurtrier, même si les raisons restent un peu flou à mon goût). Et cerise sur le gâteau, pour répondre à la question ultime de savoir si Eddie allait apparaître torse-nu dans ce froid… C’est oui ! Eh oui, on est un super-mâle ou on ne l’est pas ! Et si je le dis, c’est parce qu’il n’est pas torse-nu que devant un feu de cheminée ! Pour finir, j’ai envie de dire que le cadre de la montagne est plutôt joli et va bien avec l’ambiance romantique… Pas de quoi bouder son plaisir en somme (même si finalement, on est pas plus fan que ça des acteurs).
A propos d’Eddie : Bon, ben là, y’a pas à rechigner, si on est fan de l’acteur, y’a vraiment aucune raison de passer à côté du téléfilm, parmi le haut du panier dans ce qu’il a pu tourner dans ce format (films inclus). Et puis, il y a plusieurs scènes intéressantes ou marrantes. Celle où il apparaît torse-nu, on s’en doute, mais aussi celle avec le chien… Y’en a une vraiment drôle… :P
A noter qu'en VF, le personnage s'appelle donc Danny alors qu'en VO il semblerait que ce soit Nate... C'est Laurent Morteau qui double Eddie Cibrian, qui le doublait à l'époque de Sunset Beach (on s'y habitue, mais ça donne un côté plus "comique"... Je préfère toujours Alexis Victor... :( )
15 septembre 2007
Vanished
Elle débarque sur Téva dès le 16 septembre, à 20h50 en prime-time... En attendant sans doute une diffusion sur M6 un peu plus tard... Petit tour d'horizon de la série... Eddie Cibrian n'apparaît qu'à partir du 7ème épisode...
NB : ne contient pas de (gros) spoilers sur la série...
VANISHED
Créée par : Josh Berman
Avec : Gale Harold (Graham Kelton) ; Ming-Na (Lin Mei) ; Joanne Kelly (Sara Collins) ; John Allen Nelson (Jeffrey Collins) ; Rebecca Gayheart (Judy Nash) ; Eddie Cibrian (Daniel Lucas)...
Nombre d'épisodes : 13 (2006/2007)
Note Eddie : ***
Que peut-on attendre d’une série mettant en scène la
résolution d’une disparition sur une longue durée ? A priori, pas grand
chose, FBI : Portés Disparus le fait en un épisode… Mais qu’importe, les
pontes de la télé et les créateurs croient qu’un sujet est extensible à
l’infini et qu’on peut l’étaler sur une série entière. Pourtant, on ne peut
être que dubitatif devant le pilot de Vanished. Le pitch de départ est simple,
la femme du sénateur, Sarah Collins, a disparu… Le FBI est donc sur les traces
de la jeune personne. Au fur et à mesure que l’enquête avance, on découvre de
nouveaux éléments intrigants et la trame se fait plus complexe. Et c’est de là
que vient la force de la série. Parce que si au départ Vanished peut se laisser
suivre comme on peut regarder 24 ou Prison Break, c’est-à-dire le genre de
série d’action à gros rebondissements en fin d’épisode, elle gagne en intensité
et en intérêt au fur et à mesure de l’avancement. Ce qu’on prenait pour un
simple enlèvement au départ se révèle être bien plus que ça. Ainsi, une
mythologie se développe en cours de route, explorant un côté ésotérique
bienvenu avec une société secrète qui aurait planifié le tout depuis bien
longtemps. Et puis, un grand rebondissement viendra suspendre le téléspectateur
à la série à la moitié de son unique saison. C’est d’ailleurs à partir de là, à
peu près, que j’ai vraiment accroché à la série, le début de saison m’ayant
laissé très perplexe sur l’intérêt de la série, certes divertissante mais sans
plus…
Mais, il y a un mais, malheureusement, la série a été
stoppée en pleine évolution par une chaîne qui l’a tuée. Si les audiences n’étaient
pas excellentes, des arrêts et un changement de case horaire ont eu raison
d’elle. Annulée, la série ira au bout de ses treize épisodes commandés et
offrira une simili-conclusion mais les derniers épisodes seront diffusés
uniquement sur internet pour nos amis américains. Du coup, bon nombres de
pistes commencées à être explorées sont abandonnées (notamment la mythologie
qui reviendra quand même dans le dernier épisode ou encore les pistes
concernant l’agent Kelton) au profit d’un recentrage sur l’intrigue principale
dans les deux ou trois derniers épisodes. Derniers épisodes dont on peut
contester la teneur vu le choix scénaristique effectué par l’équipe. Mais ils
ont tenu leur principal objectif sur le coup, à savoir donner une conclusion à
l’enlèvement de Sarah Collins et finalement, à quelques autres petites affaires
qui parcouraient la série. Parce qu’il fallait bien des à-côtés et la famille
(enfants et ex-femmes) du sénateur ont parfaitement tenu ce rôle. Quoique le
parfaitement est à prendre avec des pincettes, tout ce qui tourne autour de
Jessica n’étant pas non plus sensationnel. C’est parfois un peu nos boulets de
service, avec histoires prévisibles à la clé.
Dernier point, au
niveau des bonnes surprises de la série, un casting de haut-vol où l’on pourra
revoir quelques figures connues avec plaisir. Premièrement, Gale Harold, dans un rôle bien différent de Brian de
Queer as Folk. Mais aussi Ming-Na qui fait son grand retour après avoir quitté
Urgences, Esai Morales (ex NYPD Blue) ou encore Eddie Cibrian qui a vite
retrouvé du boulot après l’arrêt d’Invasion. D’ailleurs, le cast masculin est
on ne peut plus croustillant, on en prend plein les mirettes (Eddie, Gale, Josh Hopkins ou
Esai… gaaaa) même s’il n’est pas très déshabillé (mis à part une courte scène
avec Eddie, oubliez le fan-service !).Vous l’aurez peut être compris en
lisant ces quelques lignes, si la série Vanished n’est pas la série de l’année,
elle a néanmoins quelques atouts dans sa poche pour que vous lui donniez une
chance lorsqu’elle sera diffusée en France (M6 a acheté les droits de la série,
elle pourrait fort bien atterrir dans la case du jeudi, où bon nombre de séries
courtes on déjà été diffusées), il faudra peut-être un peu vous accrocher au
début (et encore, tout dépend de si vous être friand ou non de ce genre de
série) mais ça vaut le coup… Même si une petite frustration viendra poindre à
la fin de la diffusion.
31 août 2007
La Crypte
LA CRYPTE
Scénaristes : Michael Steinberg & Tegan West
Réalisateur : Bruce Hunt
Avec : Cole Hauser (Jack) ; Morris Chesnut (Top) ; Eddie Cibrian (Tyler) ; Rick Ravanello (Briggs) ; Piper Perabo (Charlie)...
Note Film : ***
Note Eddie : ***
Synopsis (AlloCiné) : Au coeur d'une forêt roumaine, dans les ruines d'une abbaye du XIIIe siècle, des scientifiques découvrent l'entrée d'un labyrinthe de grottes souterraines. Ils engagent des spécialistes pour les aider à explorer cet univers mystérieux.
Jack et son frère Tyler dirigent la meilleure équipe de spéléologues plongeurs du monde. Ils en ont déjà vu beaucoup, mais ce qui les attend au fond, loin sous la terre, dépasse leurs pires cauchemars...
Avis : Loin d’être un chef d’œuvre, ce film mérite tout
de même d’être vu par les amateurs du genre, ceux qui ne sont pas encore gavés
de tout ça. Parce que même si on est dans un classique (avec séparation des
personnages, tueries en séries…), le tout est plutôt bien ficelé, le film jouant
habilement de diverses peurs, notamment la claustrophobie ambiante, enterrés si
profondément sous terre, avec les passages étroits que doivent affronter nos
survivants mais aussi d’immense tunnels sous-marin où l’air est une denrée
rare. Le film s’autorise aussi de très grands espaces, de toute beauté, et ne
laisse que peu de répit au téléspectateur. Juste de quoi reprendre un peu son
air entre deux attaques. Des attaques de quoi, demanderez-vous ? Eh bien
tout simplement des attaques de créatures jamais encore vues. Et ici, on fait
monter la tension crescendo. Le fait que le film soit quasiment plongé dans le
noir aide à maintenir le suspense en jouant principalement sur la peur de la
présence, du non-vu, puis délie petit à petit sa lumière pour nous en montrer
un peu plus. Un déroulement assez séduisant, bien introduit par une scène
d’ouverture aussi réussie que spectaculaire.
Et si on a un peu de mal à suivre l’action parfois (oui, le
noir, c’est bien, ça permet de générer la peur, mais alors pas évident de bien
comprendre ce qui se passe, encore plus quand c’est dans l’eau), le tout n’est
pas forcément rattraper par des personnages quelques peu stéréotypés.
D’ailleurs, c’est marrant de voir qu’on a une Lara Croft dans l’équipe. Elle
s’appelle Charlie, elle porte une tenue quasi-similaire (petit short, petit
haut) et une scène rappelle certaines aptitudes de notre star du jeu vidéo dans
ses derniers opus Tomb Raider Anniversary et Legend. Mais ça passe plutôt
bien. Tyler est le mec un peu arrogant, casse-cou et plutôt attractif
(beaucoup, c’est quand même Eddie ! :P ). Il est aussi marrant de
noter que nos amis arrivent à ce changer finalement pas mal au cours de toutes
ces péripéties… Ca a un p’tit côté amusant, parce qu’on se dit qu’on prendrait
pas le temps de faire ça à un moment pareil. Bien évidemment, on échappe pas à
une fin ouverte qui pourrait éventuellement faire qu’il y ait une suite… Même
si ce serait un peu inutile, mais bon… Pourquoi pas.
Conclusion : petit mix entre slasher (course-poursuite, morts en série…) et film fantastique, La Crypte réussi son pari d’être un honnête divertissement, à l’histoire assez bien fichue et qui tient en haleine. Certes, ça ne fera sans doute pas aussi peur que ce qu’on voudrait bien nous faire croire, mais les décors spectaculaires et quelque peu angoissant (claustrophobes, s’abstenir !!) arrivent tout de même à engendrer un certain malaise. Le cast est plutôt sympa… Et puis, vu que la personne qui nous intéresse principalement joue dedans, forcément, c’est encore mieux ! :D
A propos d’Eddie : Même si ce n’est pas forcément le
personnage le plus mis en avant, on a quand même le droit à un temps de
présence appréciable. La tenue de plongée aurait pu laissait apparaître encore
un peu plus les muscles saillant de ce charmant jeune homme, mais dans
l’ensemble, on a pas trop à se plaindre. Sauf au niveau des scènes plus
dénudées. Ben oui, le monsieur est quand même pas mal couvert… Même quand il
porte des t-shirt à manche courtes… Il fait plutôt la moue, on ne peut pas
apprécier ses jolies fossettes. Quel gâchis tout de même, non ? Mais ne
boudez pas votre plaisir… Ca mérite d’être vu quand même. Et tant pis pour le
voix française d’Eddie qui n’est malheureusement pas celle d’Alexis Victor (qui
le double sur New York 911, Invasion et Vanished). C’est pas trop choquant et
c’est moins pire que celle qu’il avait dans Trop C’est Trop, mais c’est
regrettable tout de même.
26 juin 2007
Invasion
Eddie Cibrian a joué de malchance après New York 911, Tilt n’a pas duré, pas plus que sa série suivante, qui avait pourtant nombre d’atouts…
INVASION
Créée par : Shaun Cassidy
Avec : William Fichtner (Tom Underlay) ; Eddie Cibrian (Russell Varon) ; Kari Matchett (Mariel Underlay) ; Lisa Sheridan (Larkin Groves)…
Nombre de saisons : 1 saison – 22 épisodes (2005/2006)
Résumé : Homestead se prépare à subir l’arrivée de l’ouragan Eve. C’est dans cette tempête que l’on découvre les deux familles que sont les Underlay et les Varon, qui sont unis par le fait que Mariel Underlay est l’ex-femme de Russell Varon. Alors que les derniers préparatifs pour consolider la maison battent leur plein, Rose, la petite dernière de Mariel et Russell, part dehors à la recherche de son chat. Son père, un park ranger (garde forestier), la retrouvera in extremis au bord d’un lac où elle a vu des lumières descendre. Mais leur voiture se retournera alors en pleine tempête. Mariel, quant à elle, est retrouvée nue, dans l’eau. Et depuis, elle semble avoir changé. Et elle n’est pas la seule. Le Père Scanlon avec qui parle Tom, le shérif et mari de Mariel, semble lui aussi avoir subi la même chose. C’est d’autant plus inquiétant que Dave, le frère de Larkin (une journaliste), l’épouse de Russell, a été attaqué par une des lumières dans l’eau, qu’un squelette bien étrange a été retrouvé et qu’un militaire a été retrouvé avec des marques bien étranges sur tout le corps. Il n’en faut pas plus à Dave pour crier aux extraterrestres, ce que réfute Russell, plus terre à terre et prêt à croire à une espèce inconnue. Mais sous l’influence de son beau-frère, il mènera l’enquête, d’autant plus que les indices s’accumulent et que les gens, aux comportementsde plus en plus bizarres voire violents, se font un peu plus nombreux chaque jour. Mais dans tout ça, Tom ne semble pas jouer et franc-jeu et aurait tendance à se mettre aux travers des investigations de Russell ou même de sa femme, un peu trop curieuse et fouineuse. Qu’est-ce que ces étranges lumières, en quoi Mariel et les autres ont changé ? Mystère…
Analyse : Malheureusement, au terme d’une saison
pourtant déjà très riche, nous n’aurons pas toutes les réponses, il faut bien
l’admettre. Pourtant, doit-on bouder son plaisir pour autant ? Sûrement
pas, la série à ce qu’il faut pour vous accrocher. D’abord, avec ce résumé, on
pourrait croire qu’on part dans une vaste chasse à l’extraterrestre et pourquoi
pas au complot, genre X-Files qui s’étendrait sur tous les épisodes. Une fausse
impression. La série prend bien des airs de tout ça quelques fois, mais c’est
finalement autre chose qui va compter. En effet, dans une bonne première partie
de saison, on notera que ce sont avant tout les rapports humains qui sont mis
en avant, ceux qui se développent après l’arrivée d’une telle catastrophe, la
reconstruction notamment. Mais surtout, c’est une histoire de famille qui nous
est contée. Les rapports entre les deux familles recomposées sont extrêmement
réalistes et sonnent toujours juste dans le développement, que ce soit l’affrontement
entre Tom et Russell (qui ne voit guère ses enfants) ou encore la crise que
ceux-ci peuvent traverser au fil des épisodes. Un des points fort de la série.
Et la famille sera toujours au centre de l’intrigue, même quand on se dirigera
vers quelque chose de plus mythologique, ayant attrait plus aux lumières dans
l’eau, puisque là encore, ce sera une question de survie de la famille et de sa
protection. D’ailleurs, c’est là qu’on voit peu à peu que Tom n’est pas
forcément si éloigné que ça de Russell. Ils agissent de manière différentes
mais semblent avoir le même objectif. Un shérif qui prend de l’épaisseur au fil
de l’aventure (tout comme Russell dont on découvre le passé petit à petit, qui
s’éloigne de l’image du père parfait qu’il pouvait avoir au début de la série)
tout comme l’intrigue qui se dirige là où l’attendait presque mais avec un
cheminement un peu étrange.
La construction de la série s’avère plutôt intéressante.
Mine de rien, on avance plus que dans d’autres séries (non, je ne vous parlerai
pas de Lost), parce qu’assez souvent les questions posées trouvent des réponses
assez vite, même si elles amènent d’autres questions. C’est ainsi que la série
marche un peu par arcs de plusieurs épisodes qui en amènent d’autres (par
exemple les rescapés qui amènent vers l’histoire de Derek et Christina qui
amènent vers l’arc final). Et si certaines choses semblent oubliées, c’est pour
mieux ressurgir par la suite, à des moments opportuns qui font avancer
réellement les choses. De ce point de vu, la série est aussi réussie. Par
contre, ce n’est pas une série d’action. Du coup, les épisodes peuvent sembler
assez lent dans leur rythme et ne pas contenir autant de choses qu’on le croit
(on le voit surtout après avoir pu avoir une vision d’ensemble finalement).
Mais c’est sauvé par une ambiance des plus réussies, semi-naturelle (on est
souvent dans la nature du parc des Everglades que chéri Russell) et en
reconstruction, tout comme la ville et ses habitants. En plus, les épisodes
sont soulignés par une musique de toute beauté qui offrent de véritables joyaux
(comme lors d’un épisode qui se termine de manière horrible, où l’on nous
suggère quelque chose à vous faire frémir). Et pour ne rien gâcher, le cast est
réussi dans l’ensemble… On ne s’attardera pas sur Eddie Cibrian, hein, il vaut
la série à lui tout seul (non, non, c’est pas du tout mon âme de fan acharné
qui parle), mais les autres sont très sympathiques aussi… Et surtout, Jesse,
fils de Russell et Mariel, et Kira, fille de Tom, sont des ados qui font vraiment
ados, ce qui rend les histoires qui les concernent d’autant plus crédibles (et
surtout, à noter qu’ils ne sont pas des boulets dans cette histoire).
Bilan : Au final, voici 22 épisodes qui valent le coup
d’œil, la série possédant une ambiance charmante, un cast agréable, une
histoire bien développée qui prend néanmoins le temps de s’installer.
D’ailleurs, la tension monte crescendo, avec une pointe portant un peu plus sur
l’action vers le 12ème épisode avant une petite baisse de régime
pour se terminer en apothéose dans les deux derniers épisodes, même si on
termine sur un cliffhanger un peu frustrant.
Un petit mot sur l’édition dvd (le coffret belge est sorti, avec VOSTF, VF), très sympathique en trois boîtiers slims pour les six disques (bon, les jaquettes sont plus ou moins heureuses, parce qu’ils ont pris le parti de mettre les résumés des épisodes sur les deux faces de celles-ci), accompagné d’un documentaire intéressant intitulé « Dans la Tête de Shaun Cassidy », qui est un regroupement d’interviews des différents intervenant (les acteurs, producteurs, réalisateurs et scénaristes) qui dure 25 minutes et un bêtisier, réussit, d’une douzaine de minutes. Le tout est agrémenté de scènes coupées, nombreuses mais pas toujours indispensables, pour pas mal d’épisodes. Il ne manque que des commentaires audio qui auraient pu parfaire le tout, mais pour une série annulée, c’est déjà pas si mal.
Si vous voulez en découvrir d’avantage sur la série, avec des résumés et analyses détaillés de chaque épisode, je vous donne rendez-vous sur cette rubrique du Eddie Sexybrian blog… ~_^
01 février 2007
But I'm a Cheerleader
En 1999 Eddie Cibrian compe un homosexuel dans le film But I'm a Cheerleader... Un rêve exacucé ? En partie seulement... Cela dit, que les fans du monsieur ne se privent pas, ça vaut quand même le coup d'oeil...
BUT I'M A CHEERLEADER - Un film de Jamie Babbit
Histoire de : Jamie Babbit ; Scénario de : Bryan Wayne Peterson
Avec : Natasha Lyonne ; Clea DuVall ; Cathy Moriarty ; Eddie Cibrian...
Date de sortie : 1999
Megan est une pom-pom girl a priori comblée... Elle aime ce qu'elle fait et elle a un petit ami... Simplement voilà, son casier est rempli de photos féminines, elle n'aime pas quand son petit ami l'embrasse et n'arrête pas de penser à ses coéquipières pom-pom girls... La famille de Megan et ses amies ont donc décidé de la remettre dans le droit chemin, pensant qu'elle a des penchant bien impures. Bref, qu'elle serait lesbienne. La voici donc en route pour la maison très rosée de la Bonne Direction, dirigée par Mary (secondée par son fils Rock), pour redevenir hétéro au fil d'une cure de deux mois composée d'exercices divers (entre autre la reconnaissance de son homosexualité, qui est le premier pas). Mais tout n'est pas si simple quand on est là pour être remis dans le droit chemin et que vous êtes entourés d'une bande de jeunes du même âge et du même bord que vous... Megan sera donc entourée de ses copines de chambrées (un exercice pour tester le degré de résisance ?) et commencera à développer pour l'une d'entre elle une attirance particulière... Le parcours sera donc semé d'embûches pour rentrer sur la voix de l'hétérosexualité...
Jamie Babbit nous offre ici une comédie teenager plutôt bien vue détruisant les clichés à coup de gros clichés bien exagérés, que ce soit du côté des hétéros (les femmes qui font le ménage, la vaisselle, qui change le bébé... Les hommes qui taillent -non pas des p... roh !- le bois, réparent la voiture...), des homos (avec son lot de personnages clichesques justement, gays ou lesbiennes sont logées à la même enseigne, nous avons l'effiminé, le sensible, la masculine, la gothique...) ou même du décor, comme le montre d'ailleurs l'arrivée dans cette maison, digne d'une poupée Barbie, avec sa devanture rose bonbon, ses fleurs artificielles et un Rock qui pourrait tout avoir du Ken s'il ne faisait pas si homo que ça malgré le look straight (hétéro) qu'on veut bien lui faire prendre... D'ailleurs, il semblerait que l'une des raisons qui poussent Mary à s'occuper de ce genre de cas, c'est bien son fils qu'elle voudrait voir dans le droit chemin... Les épreuves s'enchaînent pour notre plus grand plaisir, avec une vision très machistes des choses (il n'y a qu'à voir une des dernières scènes où Mary ne prend pas de gant pour expliquer l'amour se déroule entre un homme et une femme... ). Bref, c'est vraiment plein d'humour... Et ça réussi quand même à tourner un peu plus au drame sur la fin... Même si la bonne humeur refait surface... Et attendez-vous à quelques moments sexy au milieu de tout ça (même si on reste dans le raisonnable, quelques baisers lesbiens ou gays et quelques tenues bien moulantes). Bref, un p'tit rayon de bonheur sur lequel vous pouvez vous jeter sans trop de problème...
Le rôle d'Eddie ?
Eh bien, je dois dire qu'il joue un homosexuel efféminé un peu caricatural (et qu'il n'échange pas de baiser homo)... Cela dit, son personnage est à mourir de rire. Puisque Rock est quand même sensé montrer l'exemple, hors il n'en rate pas une, que ce soit quand il allume les petits gars de la maisonnée, quand il boit son jus à la paille ou qu'il nous passe le taille herbe en dansant... Pour ne pas gâcher le tout, il est toujours assorti d'une tenue très moulante, très courte, laissant deviner le corps parfait qu'il a... Et il se montre même élégant sur la fin. Alors certes, son rôle est mineur (il n'a pas énormément de scènes et elles sont plutôt courtes), mais ce serait franchement bête de se priver...














